Découvrez […] les fondements et l’unicité de l’ANDC®, une approche qui favorise le développement de l’amour de soi, du respect de soi et de la confiance en soi, qui favorise l’épanouissement de la créativité, le cheminement vers l’autonomie et la liberté d’être, dans le respect du fonctionnement global de l’être humain et du rythme de progression des étapes de son évolution, de sa croissance et de son autocréation.
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Colette Portelance
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L’Approche non directive créatrice, ANDC® est une approche thérapeutique relationnelle et professionnelle créée par Colette Portelance.
Il s’agit d’une approche humaniste qui considère et respecte l’être humain dans sa globalité (corps, cœur, tête) et qui met l’accent sur la relation à soi et aux autres.
La visée de l’ANDC® est de soutenir les personnes dans leur cheminement personnel vers l’épanouissement et le mieux-être.
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Origine de l’approche
Créée par Colette Portelance en 1989 et développée dans ses ouvrages, l’ANDC® est une approche globale qui, comme d’autres approches en relations humaines, est née d’une synthèse cohérente de certains apports du passé auxquels sont intégrés des éléments fondamentaux uniques et originaux. Centrée sur la personne de l’aidé·e et sur celle de l’aidant·e, elle se distingue surtout par le fait que l’accent est mis sur le processus relationnel dans l’ici et maintenant.
L’ANDC® est une approche relationnelle, professionnelle, de nature affective. Elle favorise le développement de l’amour de soi, du respect de soi et de la confiance en soi. Elle favorise également l’épanouissement de la créativité, le cheminement vers l’autonomie et la liberté d’être, dans le respect du fonctionnement global de l’être humain et du rythme de progression des étapes de son évolution, de sa croissance et de son autocréation.
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Influences

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L’ANDC® est influencée par les travaux du psychologue humaniste américain Carl Rogers et du psychiatre bulgare Georgi Lozanov.
Selon Rogers, psychologue et psychothérapeute américain considéré comme l’un des fondateurs de l’approche humaniste en psychologie, l’attitude de l’aidante ou de l’aidant a plus d’impact que son opinion ou son analyse sur la personne aidée. Il a entre autres défini le concept d’image de soi (ou concept de soi) comme l’ensemble des pensées, idées et jugements que l’on a sur soi-même.
Lozanov, médecin et psychothérapeute bulgare, fondateur et directeur de l’Institut de Suggestion de Sofia (1966) est le créateur de la suggestopédie qui souligne l’importance de la relation comme influence sur l’aidée, sur sa capacité à se sentir libre et en sécurité aura d’autres types de pensées
L’ANDC® insiste sur l’importance du travail sur soi pour développer le savoir être de la ou du thérapeute en relation d’aide.
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Centre de relation d’aide de Montréal

Les professionnels qui pratiquent avec l’ANDC® complètent une formation de base de 1250 heures au Centre de relation d’aide de Montréal fondé par Colette Portelance et François Lavigne à la fin des années 80.
Thérapeute et pédagogue chevronnée, Colette Portelance est docteure en sciences de l’éducation de l’Université de Montréal et de l’Université de Paris.
François Lavigne détient une maîtrise en sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, une licence et une maîtrise en psychologie clinique, ainsi qu’un diplôme d’études supérieures spécialisées en psychopathologie clinique de l’Université de Paris.
- Lire aussi : Centre de relation d’aide de Montréal
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Non directivité

La dimension non-directive de l’approche suppose que chacune et chacun possède en soi les forces et ressources nécessaires à son développement personnel pour plus de satisfaction.
Le développement en question concerne l’amour de soi.
La non directivité préconise le respect de l’unicité et du rythme de chaque personne.
Une des implications pour les personnes aidantes qui utilisent cette approche est qu’elles ne prodiguent pas de conseil aux personnes aidées.
Elles vont plutôt partager aux personnes des observations objectives et précises qui peuvent faciliter les prises de conscience.
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Le « C » de l’ANDC®

C pour créer sa vie.
Les êtres humains, nous sommes des êtres de création ; nous avons en nous une pulsion de vie, un élan de faire naître des projets, de les concrétiser dans la réalité, de les faire croître pour notre propre réalisation.
Par nos choix, nous sommes constamment en train de co-créer, intentionnellement ou non, les conditions qui façonnent notre vie.
À partir de ce que nous apprenons sur nous-mêmes, nous pouvons faire des choix plus éclairés et adopter une attitude qui soit en cohérence avec nos besoins et nos valeurs.
De nous voir comme étant créatrice et créateur de notre vie nous permet de nous responsabiliser, au lieu de déambuler dans le monde comme une victime des événements.
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Intégration

L’intégration de l’ANDC®, tel un mode de vie, vient à faire partie de l’attitude inconsciente, non préméditée ou médiatisée par un personnage convenu et neutre du thérapeute, qui serait coupé de sa sensibilité envers soi et les autres.
Au contraire, lors d’une séance thérapeutique, la personne thérapeute qui est en posture d’autorité, telle une figure symbolique de parent, se laisse toucher par la personne aidée, et ce sans la prendre en charge ni trouver des solutions à ses problèmes.
Elle offre son écoute, sa présence, et son empathie d’un point authentique et congruent.
Cette disposition a un impact sur la personne aidée qui reçoit ces qualités d’écoute, de présence et d’empathie.
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Pratique

Recevoir ce type de présence et d’écoute attentive d’une figure d’autorité peut soutenir la personne aidée à faire un chemin vers elle-même.
Ensuite, c’est une question de pratique, d’exercice, comme aller au gym.
Au début nous pouvons retenir les services d’une entraîneuse ou d’un entraîneur pour apprendre une nouvelle routine d’exercices.
Par la suite, les comportements, l’organisation et la discipline (le cadre) aidant, la personne peut répéter les actions — la prise de conscience, l’accueil du vécu, l’acceptation des émotions, des élans véritables, ce qu’on en fait, etc. — jusqu’à assumer qui elle est, se connaître, reconnaître ses fonctionnements et s’en responsabiliser.
Ce processus peut augmenter notre capacité à prendre soin de nous-même, faire des demandes en lien avec nos besoins, nous auto-réguler et nous ramener dans la réalité en reconnaissant lorsque nous partons dans un imaginaire défensif, par exemple.
Pensez au temps perdu à ruminer sur une question ou un risque qui au final n’en était pas un véritable…
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Connaissance de soi

Cette approche centrée sur l’écoute de soi profite à la personne aidée, qui explore ce processus en elle-même.
L’écoute et l’accueil facilitent l’introspection, l’exploration de soi, pour apprendre à mieux se connaître :
- sentiments
- fonctionnements
- réactions défensives
- zones sensibles
- émotions
- besoins
- valeurs
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3 intelligences

L’ANDC® encourage la connaissance de soi et l’expression créatrice et authentique qui part de soi dans le respect des différents types d’intelligence.
Rationnel
Le rationnel fait référence à la voix intérieure qui organise les pensées, qui aime identifier précisément ce qui est quoi, nommer, comprendre, distinguer, etc. C’est un outil extrêmement précieux et qui peut également être réducteur, surtout s’il s’agit de rationalisation défensive.
Esthète
L’esthète c’est l’artiste en moi, le rêveur, celui pour qui la beauté est plus important que tout. C’est aussi une modalité en soi, qui me fait percevoir des subtilités, des sensibilités et quelque chose d’organique, qui ne fait peut-être pas de sens logiquement en surface, qui me vient d’un endroit comme l’intuition. Les images et les sensations peuvent être plus accessibles via l’esthète. Quelque chose de chaotique.
Pragmatique
Même si en comparaison aux 2 autres types d’intelligence reconnus par l’ANDC®, le pragmatisme est moins présent pour moi, selon les situations, je me trouve particulièrement sensible aux enjeux de fonctionnalité. Par exemple, je n’ai pas de temps à perdre avec certaines activités que je sais ne m’intéressent pas. Je me vois comme un pragmatique énergétique, je m’arrange le plus souvent pour suivre mes élans et motivations internes.
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Me connaître

Je me connais tel un rationnel-esthète-pragmatique, dans cet ordre oui.
Ma première « porte » est rationnelle, je cherche d’abord à comprendre ce qui m’arrive d’un point de vue conceptuel et je cherche à expliquer les phénomènes extérieurs comme intérieurs.
Ensuite, je suis aussi un intuitif, c’est naturel pour moi de visualiser des tableaux symboliques et raconter des histoires à partir d’images.
Et finalement, j’ai à cœur que mon intelligence rationnelle comme mon intuition soient au service de ma vie réelle, pragmatique, que ça fasse du sens pour la personne que je suis dans la vie de tous les jours.
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Le rocher

Lors d’une pratique de thérapie de relation d’aide par la méthode non directive créatrice, j’ai commencé par me dire « je ne ressens rien ».
Puis j’ai eu cette image de rocher.
Je me sentais comme ça, une grosse roche, quelque chose qui ne bouge pas trop et ne respire pas, qui n’est pas vivant, qui ne ressens rien…
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La caverne intérieure

Dans une deuxième tentative d’entrer en contact avec mon intérieur, je me suis vu au dessus du rocher, et me suis retrouvé à une entrée.
Comme une petite porte sur mon crâne de pierre.
À mon étonnement, le rocher était vide ! Il y avait une grande cavité plongée dans le noir.
Et j’ai pensé que je pouvais descendre dans la noirceur, à la découverte de comment je me sens vraiment.
Ça me prend du temps, ça me prend du soin … Il y a des peurs, des mécanismes de défense, des zones sensibles qui sont comme des obstacles intérieurs qui freinent la descente dans mon vécu.
Tout ça m’attend et j’y vais à mon rythme … et c’est un travail, un cheminement.
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Zones sensibles

Ce que je découvre quand je descends dans ma caverne intérieure : des sensations, des sentiments, des peurs, des émotions et des « zones sensibles ».
Nous portons toutes et tous des parties psychiques plus ou moins susceptibles de réagir aux situations, selon notre personnalité et notre histoire de vie.
Universelles, nous les êtres humains partageons plusieurs zones sensibles communes :
- abandon
- rejet
- trahison
- envahissement
- injustice
- culpabilité
- honte
- non valeur
- non importance
L’ANDC® favorise l’accueil des zones sensibles pour les apaiser en les acceptant comme faisant partie de soi.
L’approche aide la personne à apprendre comment protéger sa sensibilité consciemment, au lieu de s’en défendre de manière automatique et inconsciente.
Par exemple, si j’accueille ma culpabilité rationnelle d’avoir brisé un verre accidentellement, je peux me récupérer en relation, en assumant ma responsabilité, sans trouver une excuse ou quelque chose dans le genre.
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Systèmes relationnels

Une des particularité de l’ANDC® en lien avec les zones sensibles, c’est la compréhension des systèmes relationnels, qui décrivent différents rapports que nous pouvons entretenir avec les autres et qui peuvent comporter les empreintes de nos interactions passées, lorsque nous étions enfant.
Parmi les systèmes relationnels, je me reconnais d’abord dans l’abandonnique-déserteur.
Abandonnique
Je porte les deux polarités de ce système et je me retrouve le plus souvent dans l’abandonnique. Je peux souffrir de rester dans l’attente que l’autre réponde à une demande ou un besoin. Je peux aussi être envahi par une peur d’être laissé pour contre, pas important et pas considéré.
Déserteur
Quand la souffrance de l’impuissance et de l’attente devient insupportable, je peux déserter l’autre, l’abandonner en boudant, en mettant une distance entre nous, en m’isolant, etc.
Pour en apprendre plus sur les systèmes relationnels, visitez cramformation.com/actualites/les-systemes-relationnels et lisez le best seller de Colette Portelance De quel système relationnel êtes-vous prisonnier ?
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Accueillir

J’apprends en continu à me connaître et m’accueillir dans mes zones sensibles, dans ma vulnérabilité d’être humain.
Je suis alors en mesure de mieux prendre soin de la personne sensible et complexe que je suis, en dépassant le paradoxe : avoir besoin de l’autre et aussi de ma liberté d’être moi.
Par exemple, je peux accueillir l’intensité que ça me fait vivre d’être dans l’attente en relation, et ma peur irrationnelle de perdre l’amour, l’attention et l’affection de l’autre si j’existe avec cette intensité.
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Assumer

Avec l’approche, je peux prendre conscience et accepter mes désirs, mes attentes et les besoins fondamentaux qui se trouvent à leur source.
Au lieu de me désensibiliser (une forme d’abandon de soi et de l’autre), je chemine en assumant mes zones sensibles de plus en plus.
Je peux ainsi mieux en prendre soin, les prendre en considération, sur un chemin de respect et d’amour de moi, qui m’aide à faire des choix qui créent en retour des dynamiques avec moi-même et avec les autres qui sont plus satisfaisantes.
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Accompagner

Ça peut être aidant de pratiquer avec une ressource professionnelle comme un thérapeute en relation d’aide qui travaille avec l’ANDC®.
La personne aidante pourra vous soutenir sur le chemin d’exploration qui mène à plus d’amour de vous et de liberté.
C’est un privilège d’accompagner les personnes qui choisissent de faire un bout de chemin avec moi sur cette voie d’actualisation.
Je suis fier de pratiquer avec cette approche merveilleuse à titre de TRA, thérapeute en relation d’aide® membre de la Corporation internationale des thérapeutes en relation d’aide et des coachs (CITRAC) et du Regroupement des intervenants et thérapeutes en médecine alternative (RITMA).
