27 au 30 septembre 2007
Westmount Square

En 2007, pour la première fois au Québec, l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC) proposait un événement en art contemporain d’œuvres sur papier. Pourquoi le papier ? Tout simplement parce que les œuvres sur papier sont magnifiques … et aussi parce qu’elles sont souvent plus économiques. Deux attraits sur lesquels les galeries participantes comptent dans l’espoir de voir des collectionneurs en puissance réveiller leur passion pour l’art et acheter une première œuvre originale.

Pour la petite histoire, les premières lignes de Papier furent imaginées par Mark Lanctôt, alors directeur de l’AGAC. Elle ne vit pas le jour tel que prévu alors que l’organisme connaissait une période creuse et ne pouvait mener à bien sa mission. Papier répondait à une mission : permettre un meilleur accès public au domaine des beaux-arts tout en dynamisant le « milieu de l’art » que sont les galeries, musées, artistes et autres travailleurs culturels gravitant dans ce « milieu ». En gros, Papier devait stimuler et faire rayonner le milieu des galeries d’art marchandes, parce que sans elles, la face de l’art changerait radicalement. Si les centres d’artistes, institutions et autres lieux de diffusion sont des joueurs importants dans « l’écosystème » qu’est le « milieu de l’art », les galeries marchandes sont cruciales. Sans elles, pas de vente d’œuvres, pas de développement, pas de rayonnement.

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Collectionneur et conseiller en acquisition d’œuvres d’art, Matthieu Gauvin a monté la première foire Papier en 2007. Source : Le Devoir

En 2007, j’aidais Matthieu Gauvin à préparer un plan d’affaires pour fonder une galerie privée, se voyant obligé de fermer la Société des Arts sur Papier (feu SAP). Il obtint le poste de directeur de l’AGAC, alors que Mark lui était enrôlé en tant que conservateur junior au Musée d’art contemporain de Montréal (mac). Papier a été montée par la persévérance de Matthieu à convaincre les galeries d’ici de l’importance d’une foire d’art contemporain et d’en faire partie. À cette époque, je bénéficiais d’une subvention salariale au sein de l’organisme. Suite à mon départ de Fido, où j’ai servi 3 ans à titre de conseiller du service à la clientèle et 5 ans coordonnateur des opérations, j’avais tourné en rond pendant quelques semaines pour lentement intégrer le « milieu » des arts visuels à Montréal.

Pendant mon court mandat à l’AGAC, j’ai eu le privilège de participer au redressement de l’organisme et au montage de Papier, un événement maintenant incontournable du milieu de l’art à Montréal.

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En 2007, la première édition de la foire Papier au Square Westmount marque un tournant important pour l’Association, car la foire s’impose rapidement comme un projet phare. Le succès et la popularité de Papier ont permis à l’AGAC d’atteindre une reconnaissance grandissante, tant à l’échelle locale que nationale. Depuis quelques années, ce dynamisme est contagieux et l’AGAC connait une augmentation significative de ses membres établis à l’extérieur du Québec. Source : AGAC

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