Éric Bolduc XYZ

Coach Communications & Promotion

Hanlan’s Point

À 10 minutes de la beach

Accessible depuis le port du centre-ville, le parc des Îles de Toronto comporte trois destinations principales: Ward’s Island, Centre Island et Hanlan’s Point.

Ward’s Island est la section résidentielle, et la plus tranquille, du petit archipel. On y compte moins de 300 maisons, il n’y a ni automobile ni commerces (!)

Les touristes vont plutôt sur l’une des deux autres sections, et la plupart se rendent sur Centre Island, pour son Centerville Amusement Park, entre autres.

Nous, nous allons à Hanlan’s Point — ou l’île des plaisirs, comme disent les copains.

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Photo: JF Paradis

Tiki Taxi

Pour s’y rendre, on peut prendre le ferry, gratuit, ou le tiki taxi, qui coûte 10$ (20$ aller-retour).

Juste pour le charme de l’embarcation, ça vaut la peine: une sorte de plateforme sur un petit bateau à moteur, décorée de bouts de bois, de paille, de masques africains, de filets et cordages ajoutés pour faire « pittoresque/tribal ».

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Et ça marche! Je suis comme un enfant émerveillé dans un manège de pirate d’eau douce.

La vue de la ville depuis l’eau est splendide, sous un ciel bien chargé qui menace de nous tomber sur la tête à chaque instant.

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Party People

Arrivés sur place, l’orage éclate.

Nous avons juste le temps de nous réfugier sous un toit de béton, aménagé on l’imagine pour offrir un abri aux visiteurs en cas de pluie justement. Nous trouvons un spot au sec, ramassons des chaises en plastiques et établissons nos quartiers temporaires.

D’autres visiteurs de Hanlan’s Point ont tôt fait de nous rejoindre et nous nous entassons tranquillement les uns près des autres.

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À côté de nous, un gars fait un petit feu avec des brindilles. On se demande si c’est une bonne idée … et puis ça sent bon et ça éloigne les moustiques.

Les gens s’installent. Des bières s’ouvrent.

L’eau tombe de plus belle. À un moment, les vents s’excitent et la pluie devient oblique, quasi-horizontale. Pour rester au sec, on se rapproche du centre, se resserrant un peu plus les uns sur les autres.

De jeunes gens sortent un ghetto-blaster qui se met à cracher une musique house/pop tolérable.

Pendant un peu plus d’une heure, notre abri de fortune se transforme en club gay — ou tout du moins « gender-fluid ».

La pluie, sans répit, nous confine. On dirait des rideaux.

Éventuellement, nous adressons la parole à des gens sympathiques qui se trouvent juste à côté — qui nous demandent d’où nous venons, ils ont entendu notre accent et/ou des mots en français.

Rapidement, on discute des différences entre Toronto et Montréal, la ville et les gens. Nous apprenons que, pour ces personnes tout du moins, les montréalais sont tellement plus « sexuels » que les torontois … OK (?)

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Des trois destinations des Îles de Toronto, Hanlan’s Point est certainement celle qui nous ressemble le plus.

L’attrait principal étant sa plage de sable noir, incluant une zone « vêtements optionnels ». Flashback 2016, ça me rappelle Wreck Beach de Vancouver, où cohabitent paisiblement naturistes et non-naturistes.

L’ambiance est super « chill », composée d’une grande diversité de genres et de styles, des plus et des moins jeunes, en général « sur-le-party-mais-pas-trop ».

Comme à Wreck Beach, des vendeuses se promènent avec une cargaison X. Ici, des popsicles jaunes qui trouvent plusieurs preneurs.

Curieux, Geneviève et moi allons voir de quoi il retourne. Avec bonheur, nous apprenons qu’il ne s’agit pas de glaces au LSD, mais bien de mojitos (!) On s’en partage un, pur délice!

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My undying love for the Boneshaker Unfiltered IPA

Au milieu des baigneurs, certains vêtus et d’autres pas, nous installons notre grande nappe à pique-nique et profitons du soleil…

La conversation tombe au point mort 💀

C’est le moment pour se déposer complètement, donner une pause au mental discursif, simplement respirer et se détendre, tout en « pigrassant » dans les victuailles dont nous avions fait provision en ville.

Lac des cygnes. Photo: JF Paradis
Lac des cygnes. Photo: JF Paradis

En fin de journée, prenant la direction du retour, vers la forêt de verre et de béton, nous trainons de la patte… comme si nous voulions rester sur l’île et nous imprégner de ses bienfaits un peu plus longtemps.

Avant d’embarquer sur le tiki taxi, je tente de connecter avec un des cygnes qui glissent avec grâce près de la berge…

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